L'expérience dynamique

L'ouvrage retrace la genèse des études sur les systèmes dynamiques auto-organisateurs (Ashby, Von Foerster, Prigogine, von Bertalanffy) et leurs applications en neurosciences et sciences cognitives. Réalisées aux Etats-Unis en particulier, ces dernières s'inscrivent dans ce que l'on appelle, depuis les années 1980, l'Hypothèse Dynamique. Dès les années 1970, de nouvelles recherches sur le cerveau (neurodynamique) voient le jour. Des neurophysiologistes et biologistes tels Freeman, Katchalsky, Yates et Basar l'envisagent comme dynamique, non-linéaire, fait de combinaisons chaotiques, d'états de métastabilité, d'instabilité s'équilibrant vers un état d'autoorganisation globale. Ces conclusions sont ensuite illustrées dans les neurosciences comportementales (dynamique de coordination sensorimotrice) et aussi par des interrogations sur le rôle des oscillations et synchronisations neuronales dans la perception et la mémoire, avec notamment le binding problem, problème du liage ou de la liaison des données sensorielles dans le cerveau. Sans oublier la découverte de neurones miroirs amenant à l'idée d'une "simulation" à la fois corporelle et psychique de ce qui est perçu par un individu. Ce concept, entre autres, et aussi les principes de codage/décodage et de prédiction de l'information issus de travaux de physiciens et mathématiciens russes et américains, anciens et récents, permettent à l'auteur de proposer un modèle précis de ce que pourrait être une nouvelle théorie esthétique.